La première conférence International Women Playwrights – tenue à Buffalo dans l’état de New York en 1988 – est le résultat du travail d’un groupe ad hoc d’autrices, d’universitaires de d’autres supportrices, provenant surtout de la région de Buffalo et de la ville de New York. Certaines d’entre elles étaient des organisatrices d’expérience, plusieurs ne l’étaient pas. Mais toutes ces personnes étaient motivées par l’idée de rassembler des autrices de théâtre de partout dans le monde afin qu’elles puissent se rencontrer, partager leur travail et discuter de leurs défis, de leurs réussites et de leurs découvertes. Le succès de cette première conférence a mené un groupe de Canadiennes à organiser une deuxième conférence, cette fois à Toronto, encore en tant que groupe ad hoc.

 

Par contre, il n’existait toujours pas d’organisme « parent » pour organiser ou animer ces conférences – un réel problème pour les organisatrices de celles-ci. Dès 1989, le International Centre for Women Playwrights (ICWP) a été fondé à Buffalo afin d’agir comme centrale de communication entre les autrices et pour transmettre de l’information au sujet des conférences à venir par le biais de bulletins d’information et de fax. Le ICWP organisait aussi des lectures d’œuvres et d’autres activités à Buffalo.

 

Malgré toutes ces avancées, on sentait encore le besoin de mettre sur pied un organisme qui pourrait avoir un mandat international. Les premières démarches pour y arriver furent prises lors de la deuxième conférence WPI à Toronto en 1991. Un comité-aviseur international (composé de représentantes de tous les pays participants à la conférence) a été mis sur pied afin de choisi le lieu de la troisième et de la quatrième conférence WPI : Adelaide en Australie en 1994 et Galway en Irlande en 1997.

 

Entre 1994 et 1997, avec le développement du projet ICWP-listserv, le ICWP a pris le virage numérique. Le bureau local du ICWP à Buffalo est fermé et, dès 1997, le ICWP devient une centre « virtuel » pour les autrices de théâtre – un important réseau de soutien pour les autrices dramatiques qui vise à faciliter les échanges professionnels et personnels. Par contre, avec ce changement, le ICWP n’a plus comme but principal de soutenir les conférences internationales. Plusieurs reconnaissent donc qu’il y a un plus grand besoin de communications, d’appui et de soutien pour les organisatrices de la conférence.

Lors de la quatrième conférence IWPC à Galway en 1997, un appel est lancé pour soutenir le développement d’une organisation internationale d’autrices de théâtre dédiée à assurer une continuité dans la programmation des conférences internationales d’autrices. Un comité de participantes du IWPC de l’Australie, de la Grèce, de l’Inde, du Nigéria, de la Suède et des États-Unis a été mis sur pied pour rendre ceci possible. Le comité développe alors une structure et des règlements généraux pour une nouvelle organisation incorporée

sous le nom de Women Playwrights International. Celle-ci est approuvée lors de la cinquième conférence IWPC à Athènes en 2000. La première élection d’un comité de gestion international WPI se tient aussi lors de la conférence d’Athènes.

 

 

Après 2000, le nom de la conférence a été modifié pour passer de IWP à WPI. Les trois conférences qui ont suivi (aux Philippines, en Indonésie et en Inde) ont donc été les sixième, septième et huitième conférences Women Playwrights International. Ce changement de nom avait comme but de refléter cette nouvelle organisation incorporée et internationale.

 

Et maintenant, direction Montréal pour la douzième conférence Women Playwrights International! Celles d’entre nous qui ont participé aux conférences précédentes avons très hâte à cet événement excitant : pour revoir des amies ou s’en faire des nouvelles, pour mieux connaître le quotidien et le travail des autrices de théâtre de partout dans le monde. Nous avons particulièrement hâte de rencontrer celles qui seront les participantes, les organisatrices et les leaders de demain.

Histoire de WPI